La cristallographie est une science en rapport avec des disciplines aussi diverses que la physique, la chimie, les mathématiques, la  biophysique, la biologie, la  médecine, la science des matériaux, la métallurgie ainsi que la minéralogie ou l’archéologie... Ainsi, le métier de « cristallographe » en tant que tel n’existe pas ; comme dans tous  les métiers de recherche et de l’innovation, il  regroupe plusieurs fonctions : technicien, ingénieur, chercheur, enseignant… Les hommes et les femmes qui les exercent (plusieurs centaines en France) interviennent soit dans le secteur public soit dans l’industrie.

 

Dans les deux cas, l'activité principale des scientifiques cristallographes s'articule concrètement autour des plusieurs pôles :

  • étude de matériaux par des techniques de diffraction (rayons X, neutrons, électrons)
  • recherche expérimentale en laboratoires ou sur grands instruments (synchrotron, réacteur à neutrons)
  • développement de dispositifs expérimentaux,
  • synthèse et croissance cristalline,
  • maintenance d'un parc instrumental,
  • caractérisations par des techniques de spectroscopies ou microscopies (microscope électronique par exemple)
  • recherche théorique ou conceptuelle, développement de logiciels, contrôle de procédé, qualité, certification, etc.

 

Dans le secteur privé, la cristallographie va être dédiée essentiellement aux contrôles de procédés, à la démarche qualité et la certification. A ceci s’ajoute aussi toutes les entreprises qui développent et mettent sur le marché tous les produits et équipements nécessaires aux études cristallographiques (diffractomètres, sources à rayons X, détecteurs, optiques, logiciels, etc.).

Ainsi il existe une grande diversité, en termes de compétences, de disciplines, et de domaines d'activité pour la cristallographie.

Différents domaines qui utilisent la cristallographie

  • les nanosciences et les nanomatériaux,
  • la biologie structurale, la cristallochimie,
  • les films minces,
  • la métallurgie,
  • les céramiques,
  • les surfaces,
  • la minéralogie et les géosciences,
  • la cristallographie théorique,
  • la microélectronique,
  • le médical et la pharmacologie,
  • l’informatique et la programmation,
  • les plastiques et polymères,
  • l’archéométrie,
  • les cosmétiques,
  • les ciments.

 

Pour en savoir plus, consulter l’étude réalisée par l’AFC en 2008.